Feature Article of Mar, 10 Jan 20170

La folie meurtrière de Boko Haram

Pas moins de huit personnes tuées dans une nouvelle attaque qui avait pour cible les forces de l’ordre nigérianes.

Boko Haram a encore tué. Au Nigeria, au moins huit personnes assassinées dans de nouvelles attaques du groupe Boko Haram visant des soldats dans le nord-est de ce pays d’Afrique de l’Ouest. Alors que cinq kamikazes se sont fait exploser dimanche à Maiduguri, capitale de l’Etat du Borno, au total, cinq soldats ont été tués dans l’attaque d’une base militaire dans l’Etat du Yobe, dans la nuit de samedi à dimanche.

Quant à l’attaque de dimanche, elle a fait trois morts. Des informations font état que samedi soir, un groupe de combattants de Boko Haram a attaqué une base militaire dans la ville de Buni Yadi dans le Yobe.

Ces attaques interviennent alors que fin décembre 2016, le président nigérian, Muhammadu Buhari, annonçait la reprise de Sambisa par son armée. Information démentie par le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau. En effet, ce dernier, apparaissant dans une nouvelle vidéo, menaçait que « la guerre n’était pas finie et que les Nigérians n’auraient aucun répit ». Cette nouvelle vague meurtrière a lieu notamment au moment même où le Nigeria célèbre, dans la douleur, le millième jour de la disparition des filles de Chibok, enlevées en avril 2014.

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Ces derniers mois, la secte islamiste est pour le moins fragilisée par les pertes qu’elle a subies. L’armée nigérienne annonçait avoir tué au moins 30 combattants du groupe islamiste Boko Haram et capturé deux autres lors d’une opération. D’après le Colonel Moustapha Lédru porte-parole de l’armée nigérienne, qui annonçait aussi la perte de cinq militaires dans les rangs des forces de défense nigériennes, c’est une patrouille mixte de soldats nigériens et tchadiens qui a permis de mettre hors d’état de nuire ces combattants de cette secte du Nigeria.

Le porte-parole, qui précisait que deux d’entre les islamistes ont été capturés, ajoutait par ailleurs que six autres militaires ont été blessés après cet accrochage et ont dû être acheminés à l’hôpital de Diffa, à proximité du lieu des combats.

Malgré les multiples pertes subies, Boko Haram reste imprévisible et ses attaques sont toujours meurtrières et sanglantes. La force multinationale formée par le Nigeria, le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Bénin peine à mettre fin aux agissement du groupe armée.

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