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General News Thu, 13 Jun 2019

Examen du BEPC: l’urgence d’une session de rattrapage

Bien d’élèves n’ont pu composer l’examen du Bepc la semaine dernière. A cause d’une polémique entretenue par la Commission nationale du croissant lunaire et le Conseil camerounais des Imams, des mosquées et des affaires islamiques, des élèves ont raté les épreuves du mardi, 4 juin 2019.

Croyant que c’était un jour férié consécutif à l’annonce, par certains médias, de la célébration de la fête de Ramadan, des élèves, arrivés après le quart d’heure prévu pour chaque épreuve, ont été éconduits. La controverse née d’un clair-obscur sur la célébration a entraîné le doute dans les esprits de certains élèves au point de succomber au pire inattendu.

C’est un pavé dans la marre jeté dans l’agora le mardi, 4 juin 2019, jour où bien d’élèves ont décidé de rester au domicile familial en raison d’un soi-disant férié annoncé par certains médias locaux. A cause d’un conflit de positionnement et d’intérêt suscité par la Commission nationale du croissant lunaire et le Conseil camerounais des Imams, des mosquées et des affaires islamiques, la progéniture scolaire s’est emballée et a privilégié la controverse, qui s’est enflammée sur les réseaux sociaux.

Dans ces diatribes entretenues sur la toile, au lieu d’informer sur le jour du férié proprement dit, il y a eu, fort au contraire, le phénomène dualiste de la manipulation et de la désinformation des masses populaires. Au centre de ce piètre jeu, les agents de la diffusion d’un communiqué d’un organe annonçant le férié le 4 juin 2019 et d’autres communicants d’une instance parallèle contrariant les premiers et faisant, par conséquent, savoir que le 5 juin 2019 est le vrai jour férié.

Un communiqué et un contre-communiqué étant diffusés le 3 juin 2019 dans divers médias, le flou est né dans les esprits au point de ne savoir à quel organe croire en réalité. Pire encore, lorsque la chaîne de télévision et la station de radio publiques entrent en scène en début de semaine dernière et diffuse le communiqué annonçant mardi, 4 juin 2019 jour férié, bien de personnes accréditent la thèse de la célébration de la fête de Ramadan ce jour-là.

Pourtant, il s’agissait d’une fausse information ayant entraîné l’immobilisation de plus d’un chez soi. D’où le choix de certains jeunes scolaires de rester dans l’enseigne parentale de manière à rater les épreuves du jour du pseudo férié. Puisque nous sommes dans la société camerounaise contemporaine, où les techno médias ont, relativement, pris le dessus sur les mass médias, certains n’ayant pas eu l’information sur la célébration du vrai jour de la fête du Ramadan sont restés arc-boutés sur leurs gadgets androïdes et ont consommé, sans coup férir, la sauce de la manipulation et la tasse de la désinformation et de la diversion.

Les enfants de la mondialisation, hyper connectés sur la toile en permanence, sont pris au piège de la nasse de la distraction et des vannes de la diffusion des fake news par des internautes décidément incontrôlables. Les lève-tôt, le mardi, 4 juin 2019, auraient pu, in extremis, écouter l’édition du journal de 6h des stations de radio à capitaux publics et à capitaux privés et découvrir que ce jour n’est pas férié contrairement à la polémique ayant enflé le jour de veille sur les réseaux sociaux.

Malencontreusement, certains élèves n’ayant eu guère ce réflexe si bien qu’ils ont, par corollaire, manqué à l’obligation d’arriver à temps en salle d’examen. En voulant se rattraper sur le tard après avoir eu vent de l’information, la vraie, le quart d’heure circonscrit pour l’arrivée en salle de composition ce jour-là était déjà écoulé. Toute chose ayant entraîné les pleurs et les jérémiades des concernés. c’était alors le temps des déboires de cette progéniture scolaire et, par conséquent, le déluge d’avoir raté, hélas, une année scolaire. Triste aventure scolaire!

Source: lewouri.info