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Business News Tue, 19 Nov 2019

Le Cameroun se met à l’économie verte

Le forum national sur le développement durable au Cameroun s’est tenu du 13 au 14 novembre 2019.

Jeter les bases de réflexion, d’échanges et de discussions visant à poser les jalons d’une économie verte porteuse d’un développement durable au Cameroun. C’est là l’objectif visé par le ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable (Minepded) en collaboration avec l’association camerounaise pour le développement, l’entraide sociale et la protection de l’environnement (Acdespe) les 13 et 14 novembre 2019 au cours du premier forum national sur l’économie verte (Fonev). En effet, l’économie verte est perçue comme une économie dont la croissance en termes de revenus et d’emplois est déterminée par des investissements qui réduisent les émissions de carbone et la pollution. De renforcer l’efficacité énergétique et les ressources et d’empêcher la diminution de la biodiversité et les services écologiques.

«Concernant l’économie verte, vous savez que la plupart des pays surtout ceux de l’Afrique subsaharienne rencontrent de nombreuses difficultés. Notre développement économique est tributaire d’une consommation importante de ressources naturelles. Nous souffrons aussi des effets néfastes du dérèglement climatique qui dégradent la biodiversité et nous avons également le problème de pollution des eaux, du sol et du sous-sol.

Face à ces défis, nous devons repenser notre manière de consommer et de produire donc nous devons consommer les ressources naturelles à tel point que nous puissions satisfaire nos besoins actuels sans compromettre ceux des générations futures c’est ça le concept de développement durable. Et l’une des composantes de ce dernier c’est l’économie verte qui consiste à améliorer le bienêtre de l’homme et à lutter pour une justice sociale et équitable», a expliqué Nana Aboubakar Djalloh au cours de la cérémonie d’ouverture du Fonev. Pendant deux jours, les échanges ont permis de dresser un état des lieux des activités liées à l’économie verte, d’identifier les acteurs réels ou potentiels et leur rôle dans le domaine de l’économie verte au Cameroun d’une part. D’inventorier les programmes relatifs aux concepts de l’économie verte, de mettre sur pied un cadre stratégique pour la vulgarisation et la promotion du concept de l’économie verte sur le plan national, etc.

Recherche des financements

Pour la mise sur pied effective de ce concept, le Cameroun est en quête de financements. «Dans mon exposé de tout à l’heure, je préconise qu’on fasse une table ronde des bailleurs de fonds pour rechercher ces financements qui manquent. Parce que tout le monde voit que si on avait de l’énergie solaire ce serait moins chère comparée à l’énergie actuelle. Donc le modèle économique que l’on veut là va couter cher c’est pour cela que lors de la conférence de RIO + 20 certains pays africains étaient contre ce modèle en disant que c’est une façon pour l’occident d’ériger par la suite de nouvelles barrières douanières. D’autres pays étaient pour parce que l’économie verte peut générer des emplois nouveaux pour les jeunes et réduire la pauvreté. À partir du moment où il faut consommer bio pour ne pas contracter des maladies on pense qu’il y aura un saut qualitatif si on adapte le modèle de l’économie verte», a expliqué le PF Maurice Tsalefack, le doyen de la faculté des lettres de l’université de Dschang.

Par ailleurs, l’économie verte est basée sur six secteurs principaux à savoir : les énergies renouvelables, les moyens de transport, la gestion de l’eau, la gestion des déchets, la construction écologique et l’aménagement du territoire. Une foire d’exposition a permis d’offrir au grand public une meilleure visibilité des acteurs qui interviennent dans le domaine et des solutions développées par ceux-ci pour faire face aux problèmes liés à l’économie verte.

Source: 237online.com