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Entertainment Tue, 19 Nov 2019

Assassinats, cupidité: Beyala charge les femmes des proches de Biya

L'écrivaine camerounaise Calixthe Beyala dans un long post sur sa page facebook, s'est insurgée contre des pratiques peu orthodoxes auxquelles des femmes camerounaises s'adonnent pour arriver à leurs fins. Elle accuse les femmes de son pays de contribuer ou d'accentuer les déviances des hommes dans la société au lieu d'être leurs correctrices pour en faire de pierre parfaitement polie.

Se portant comme une voix de la société, elle se dit écœurée encore plus par celles qui sont épouses des personnalités du pays et qui raflent des marchés ici et là. « Des femmes des hauts commis d'État, ne lâchent rien. Malgré les moult avantages qu'elles ont en tant qu'épouses, elles font elles aussi du commerce ! On les voit traînailler dans les bureaux se disputant des pauvres marchés de ceci ou cela avec des jeunes femmes dans le besoin », a-t-elle déclaré.

Et pire, elle déclare que ces femmes qui manquent de générosité, de compassion, sont prêtes à tout pour s'enrichir, voire tuer l'autre pour arriver à leurs fins. " Je me demande quelquefois si elles ont un cœur, oui un simple cœur de femme qui tend à avoir pitié, à avoir le sens de l'altérité, elles mères de l'humanité ?", se questionne-t-elle.

Voici l'intégralité de son post

La femme, " correcteur " de l'homme.

La femme corrige, rature, gomme les défaillances de l'homme pour en faire une pierre parfaitement polie.

Pourtant, nombre de femmes ne jouent plus leur rôle de " correcteur" tout au contraire, elles accentuent les déviances de l'homme, le rendant à l'état sauvage presque.

Ainsi au Cameroun où j'ai l'occasion de vivre depuis quelques temps, j'ai remarqué que certaines sont très âpres aux gains. Qu'elles sont prêtes à voler ! Qu'elles sont prêtes à piller, à tuer pour s'enrichir. Elles semblent avoir une faim " sans fin" dans leur quête de richesse, alors qu'il leur appartient de mettre des freins, des stops, des coups d'arrêt à la boulimie des hommes.

On peut les voir ça et là, être encore plus égoïstes que leur mari. Celles qui sont des mesdames Untel ou Untetrel, des femmes des hauts commis d'État, ne lâchent rien. Malgré les moult avantages qu'elles ont en tant qu'épouse, elles font elles aussi du commerce ! On les voit trainaillant dans les bureaux se disputant des pauvres marchés de ceci ou cela avec des jeunes femmes dans le besoin.

Oui, elles font dans la location des tentes pour les événements officiels. Elles font dans la location des chaises ! Elle font dans la location de la vaisselle, elles n'oublient pas de prendre au passage le marché des fleurs ! Elles ne laissent rien passer... Rien ne doit leur échapper, elles bouffent tout, absorbent tout sans honte face à ces pauvres filles qui elles n'ont pas épousé des hauts commis d'État - Elles ne cillent pas face à celles -là qui ont besoin de ces marchés pour nourrir leurs enfants !

Et c'est scandaleux, ce manque de conscience ! Et c'est honteux cette absence de générosité ! Et c'est triste ce manque de compassion. Non, elles ne voient pas l'autre et sa misère ! Elles ne voient jamais le désespoir de leurs consœurs qui n'ont pas eu la chance d'épouser un haut commis d'État. Je me demande quelquefois si elles ont un coeur, oui un simple coeur de femme qui tend à avoir pitié, à avoir le sens de l'altérité, elles mères de l'humanité ? Quand elles se regardent dans un miroir, elles se voient seules au monde !

Au Cameroun, force est de constater que la femme- du moins la plupart des femmes - n'est pas le correcteur de l'homme et c'est bien dommage !

Source: Camerounweb.com