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Opinions Thu, 13 Feb 2020

'Ils ont voulu piéger Maurice Kamto mais c'est un 'président' très prudent'

Je réagirais au torchon de Tassang plus tard. Mais en prélude, voici des leaders ambazoniens qui rencontrent le secrétaire d’Etat américain aux affaires africaines, TIBOR Nagy. Ils étaient d’ailleurs très contents. Où sont leurs effigies. Pourquoi ils n’ont pas écharpes, chapeaux, bracelets et autres? Tout simplement parce que même si les États-Unis sont sympathiques de la cause ambazonienne ne peuvent pas pour l’instant lui accorder une reconnaissance légale. Et recevoir leur dirigeant les effigies de l’Ambazonie est sur le plan de la symbolique et de la communication est un acte fort.

Quand vous rencontrez le colonel Bankui est ce que vous avez les effigies de l’ambazonie? Quand vous rencontrez les diplomates occidentaux est ce que vous avez les effigies de l’ambazonie? Quand vous discutez avec le premier ministre est ce que vous avez les effigies de l’ambazonie? Ce n’est pas parce que nous ne sortons pas certaines choses que nous ne savons pas.

Ils arrivent au Canada, Maurice Kamto se dit prêt à les recevoir mais sans effigies et gadgets de l’Amazonie. Ils font tout un scandale au moins de manipuler certains naïfs. Pourtant nous avons aujourd’hui en notre possession les preuves qu’il s’agissait d’un piège. Pourquoi n’avoir pas simplement enlevé leurs effigies pour aller discuter? Parce que pour eux discuter avec Maurice Kamto leader francophone tout en portant les effigies de l’ambazonie entraînait par ricochet une reconnaissance symbolique de l’Etat de l’ambazonie par Maurice Kamto.

Or Maurice Kamto est formel il n’est pas pour une partition du Cameroun. Je peux vous faire une confidence à ce sujet: Maurice Kamto est prêt à payer le prix le plus fort y compris ne pas accéder à Etoudi mais ne cédera jamais sur la partition du Cameroun.

Il ne cédera jamais au chantage. Son objectif c’est le départ de Biya pour reconstruire un seul Cameroun. Six mois après sa prise de pouvoir vous verrez les premiers résultats des négociations sur la crise la crise anglophone.

Je sais que Maurice Kamto n’est pas seulement un adversaire pour le régime Biya, mais également pour une partie du leadership ambazoniens. Nous le savons. C’est pourquoi le président élu est très prudent. Car les ennemis ne dorment pas.

Columnist: Boris Bertolt